24 Jan 2019
La dépression
LA DÉPRESSION

Il est possible d’avancer qu’il s’agit du contraire de la compression.

Fatigue, « coup de pompe », lassitude, morosité, tristesse peuvent être recouverts du terme de dépression. Chacun de ces termes fait partie des vécus qu’on pourrait dire non pathologiques de la vie normale : une déception, qui à d’autres que vous pourrait peut-être apparaître banale. L’échec amoureux, l’échec à un examen, une rupture. Vous vous êtes trompé, vous vous êtes senti(e) trompé(e), trahi(e). Il ne s’agit pas vraiment de ce qu’on pourrait nommer deuil, et pourtant, il va falloir oublier, passer à autre chose. Mais tout vous semble pour le moment impossible à mettre en place pour y arriver.

La dépression, parce que partout ici  « elle est en réaction » est dite réactionnelle. De nouveaux investissements se font attendre. Ils tardent trop. Pour l’instant vous vous vivez « en panne ».

Lorsqu’au décours de tels évènements l’état dépressif ne cède pas, avec l’aide d’un psychothérapeute il vous sera certainement possible de mettre à découvert comment il est en cheville ouvrière avec des antécédents plus ou moins du même ordre. Vous vous rendrez compte à quel point, avec la répétition, l’image de soi et l’opinion de soi peuvent être vite mises à mal. Le renouvellement d’expériences négatives peut entraîner la plupart du temps le besoin d’un soutien psychothérapique. Il peut permettre de trouver des voies propices à une restauration : une suffisante re-narcissisation qui redonne du goût à la vie. Le travail avec un thérapeute est la plupart du temps propice à favoriser les réinvestissements objectaux : cela veut dire que vous y trouverez des cheminements psychiques sur lesquels de nouveaux points de vue vous faciliteront l’investissement de nouveaux objets (personnes, amours, travaux, occupations, passions, pans de vie).

 

Choisir son psy

Il y a bien sûr d’abord la décision d’aller consulter un professionnel. Cette démarche n’est déjà souvent pas facile. Une première rencontre vous permettra de juger si vous pouvez faire confiance, ou pas. il peut vous être nécessaire de consulter plusieurs personnes pour décider adéquatement auprès de qui vous engager dans ce qui est incontestablement un travail.

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons faire ce travail ensemble.

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23 Jan 2019
Le deuil et la mélancolie
LE DEUIL ET LA MÉLANCOLIE

Contrairement aux dépressions dites réactionnelles souvent déjà difficilement supportables, la réaction au deuil est une véritable crise.

La dépression est beaucoup plus intense  dans ce domaine spécifique qu’est la situation  du deuil : perte de proches ou d’êtres aimés, de biens surestimés. Et comme Freud le précise dans son texte « Deuil et mélancolie », l’endeuillé est empli, dans un premier temps, d’une douleur intense. Contrairement à celui ou celle  qui a définitivement disparu,  elle, cette douleur ne vous quitte pas. Elle persistera de manière intense pendant toute la durée « du travail de deuil ». Elle en signale le démarrage puis l’effectuation. Elle ne cèdera qu’une fois ce travail accompli.

Vous vous sentez abandonné par celui qui  est mort et donc vous a quitté. Celui qui vous a lâché.  Il vous faudra du temps avant d’accepter la nouvelle situation, une nouvelle vie. L’image du mort est, selon Freud, « introjectée ». Via ce mouvement psychique, elle va se nicher au plus profondément de vous : « l’ombre de l’objet (aimé) est portée sur le moi » dit Freud. Vous faites ainsi comme vivre encore le mort en vous. Et vous devrez vous évertuer à le détruire petit à petit en vous. La culpabilité inhérente au mal qu’ainsi « vous lui rendez » en rajoute sur la douleur que l’abandon déjà a produite. La souffrance résultant de leur couplage persistera jusqu’à extinction du feu de la haine interne : celle qui vise finalement la  destruction de cet autre en dedans de vous. Celui que vous avez perdu et qu’il s’agit dans un deuxième temps de ré-éliminer mais en vous. Cette immense tristesse, cette douleur spécifique au deuil, Freud lui associe le terme de mélancolie.

La Mélancolie en psychiatrie est une dépression des plus intenses, et dans le contexte de laquelle les tentatives de suicide réussies ne sont pas rares. Elles nécessitent la plupart du temps une hospitalisation de plus ou moins longue durée pendant laquelle la prescription d’antidépresseurs est presque toujours inévitable. La plupart du temps après cette hospitalisation une prise en charge psychiatrique ou psychothérapique est clairement indiquée qui permettra une élaboration qui souvent permettra de trouver certaines clés concernant l’établissement historique des facteurs (souvent transgénérationnels) prometteurs de pathologies de deuil.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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22 Jan 2019
Troubles Obsessionnels Compulsifs
TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS

J’ai des tocs. J’entends cette expression très souvent dès la prise de contact. Il vaut mieux en comprendre le sens, la fonction, c’est à dire leur rôle dans une certaine lutte contre l’angoisse. Ils se mettent en place souvent très tôt. Il est possible de s’en débarrasser.

Vous vous sentez  obligé de mettre  en place tout au long d’une journée des comportements qui ressemblent à des rituels. Cela devient tôt ou tard un calvaire. Il y a d’ailleurs de quoi se vivre soumis. Le processus vous apparaît de plus en plus incontrôlable.  Par moments, vous avez l’impression d’être devenu un véritable automate.

Trouble : premier terme de TOC convient. Car vous vous percevez de plus en plus troublé.  Trouble veut bien dire aussi que ces mécanismes sont pour vous, qui en êtes l’otage, peu transparents. La densité qu’ils ont pris rend l’obligation, à laquelle les tocs vous assignent, peu compréhensible.  Vous êtes poussé à des vérifications incessantes que vous avez comprises d’abord comme animées de simple prudence. Mais cela fait un bon moment que ce raisonnement ne tient plus. Pourquoi en effet devoir aller re-vérifier quatre fois de suite que vous avez bien fermé la lumière de votre salle de bain.  Ces « manies », prennent au fur et à mesure tant de place dans le cours de vos journées, que votre vie semble perdre toute fluidité.

Obsessionnel : un Obsessionnel est au sens le plus commun quelqu’un qui à des « manies ». Son goût pour «  l’ordre » est bien connu. Le névrosé obsessionnel, par les  espèces d’ordonnances qu’il se prescrit  sans arrêt, en arrive à  règlementer, lui aussi, sa vie de manière plus ou moins envahissante. En tous cas, avec vos tocs « votre vie n’est plus une vie ».

Cette espèce de « mise aux pas » obligée  est  ce qu’en psycho pathologie on recouvre de l’expression clinique : compulsion de répétition.

Compulsif : on l’entend immédiatement renvoi à Pulsion. Cette force à laquelle on a l’impression de ne pas pouvoir résister. Le surgissement de la nécessité d’aller re-vérifier, vous ne pouvez l’empêcher. C’est plus fort que vous. Et la répétition devient harassante tant cent fois  il est nécessaire de se remettre dans la réalisation de la même action. Ces gestes  « calculés » font quelques fois l’effet de « grandes manœuvres ». Leur but est en effet de mettre répétitivement en œuvre, donc intensément, un « ratissage rigoureux » du temps et de l’espace : jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place, parce-qu’il faut combler le vide. Donc vous étouffez d’angoisses.

Justement, ce qui ressemble là à un fatiguant travail, peut être compris comme un traitement « comportementaliste » de l’angoisse. Le vide n’a, tant l’action prend de place, plus droit de cité. La journée est remplie, mais surtout saturée. Peu à peu votre vie vous  apparaît se réduire à une mécanique. Elle est devenue rétrécie, minutée.

Ces mécanismes se mettent en place souvent dans l’enfance ou dès l’adolescence. Alors vous aviez à faire face à la vie. Or il n’y a pas la vie sans l’angoisse.

Une prise en charge psychothérapique sera bienvenue ; quelquefois elle n’est rendue possible que tardivement malgré l’incontestable souffrance associée à ces manifestations assez impitoyables. Tout dans votre vie vous apparaît de plus en plus calculé. A ces comportements  s’ajoute la honte.

Il est important de pouvoir être accompagné dans une compréhension possible de la mise en place des « calculs mentaux » qui  dirigent la phénoménologie des TOC.  Ils ont incontestablement leurs raisons d’être. Leur établissement est la preuve que notre psyché est animée d’une économie politique, apparemment seulement peu contestable. La psychothérapie et surtout comme on dit « d’inspiration psychanalytique » permet une approche respectueuse, mais suffisamment incisive pour que puissent être modifiés ces mots d’ordre que sont « les raisons »  de toutes ces manifestations. Telles des barricades elles ont été les premières manières trouvées pour faire opposition a cet affect difficilement supportable qu’est l’angoisse.

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21 Jan 2019
La Bipolarité
LA BIPOLARITÉ

Depuis un bon nombre d’années les médecins généralistes et les psychiatres utilisent de manière très fréquente la terminologie de maladie bipolaire. Ce d’autant qu’ils ont prouvé que la chimiothérapie (antidépresseurs et anxiolytiques) y est particulièrement efficace.

Je suis très régulièrement contacté par des personnes qui m’apparaissent avoir affaire à ce « diagnostic » dont ils se servent souvent comme d’une espèce d’identité, sans que des examens approfondis aient permis de fonder catégoriquement sa réalité.

J’y entends le plus souvent une demande d’aide. Il leur faut accéder à des cheminements permettant d’articuler leur « maladie bipolaire » à des raisons qu’ils décrivent très précisément si on leur en laisse le temps. Cette question du temps est souvent mise en avant : les rythmes  de la vie sont devenus quasi insoutenables. Ils mènent à des moments d’épuisement. Par périodes il  est encore possible de faire  assez bonne figure. Mais même s’il est possible de tromper son interlocuteur, ses proches, il est évident que  cela ne va  pas sans faire semblant ; sans consommer, et arriver  grâce à des médicaments, des drogues à prouver que tout peut continuer au même rythme. Bref rien ne va plus, même si par périodes de plus en plus courtes ce n’est pas complètement « la déprime ».

Il est à noter que la survenue de cette maladie est connivente à un changement sociétal particulièrement radical, à des rythmes de vie « dénaturalisés », centrés par du « presse- bouton » et du « tout, tout de suite ». L’addiction  est de tous ordres et de plus en plus effrénée. Celle à nos machines, devenues comme des prolongations prothétiques de corps de plus en plus robotisés, par exemple.

Beaucoup  m’avouent ne plus arriver à trouver un vrai repos.  Des séances de relaxation, de sophrologie sont de plus en plus fréquemment prescrites par les médecins généralistes.  J’en connais les techniques pour les  pratiquer depuis  longtemps. Je pense cependant qu’elles ne peuvent pas remplacer l’action plus positive d’une « prise de parole »  enfin bienvenue.  Par l’engagement réel qu’est le fait de parler à un thérapeute  le style de vie  de tout patient est adéquatement remis en cause. Un remodelage des affects, et des investissements peut tout à fait avoir lieu, avec un temps retrouvé.  Combien avouent même la nécessité d’un « évidement », depuis longtemps espéré. Il n’est pas étonnant que la méditation soit de plus en plus prescrite par certains psychiatres.

 

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

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20 Jan 2019
L’alcoolisme, une addiction
L’ALCOOLISME, UNE ADDICTION

Addict : veut dire  qu’une substance est ajoutée au corps et le met activement dans un autre état que celui qui lui est naturel. Une habitude a été prise. Ça peut être la consommation d’alcool. Il est temps d’en sortir. Mais comment ne plus boire?

L’alcool est un toxique. L’alcool est très prisé pour ses effets immédiats : « tout d’un coup-boire un coup ». Les effets  de cette consommation sont graves à plus ou moins long terme. Prendre un verre, ça n’est pas tant pour son contenant que pour son contenu.
L’alcool est très couramment utilisé comme désinhibiteur: « il délie la langue ». La jovialité vient vite et peut même devenir un trait de caractère encombrant. Sur les chantiers, encore jeune vous vous êtes entendu dire :   « Bois un coup ptit, ça va te donner des forces ! » ou ailleurs : « Bois, si tu veux être un homme ! »
Pendant tout un temps il peut servir à vous « Booster », et assez vite d’antidépresseur. Il faut savoir que l’alcool a aussi des effets anxiolytiques. C’est alors assez souvent le soir, en rentrant du travail qu’il vous arrive de vous servir un verre « en douce ». Ou quand vient la nuit, quelquefois même pour vous assommer. C’est plutôt un bon somnifère. La consommation est dans bien des cas journalière : bière, vin, apéro. Il y a de quoi s’en inquiéter et mieux vaudrait que vous puissiez assez vite consulter.

L’utilisation de l’alcool peut rester festive : le samedi soir, avec les amis, « pour faire la fête » ; souvent alors en grande quantité. Souvent des alcools forts, avec pourquoi pas en plus des drogues plus ou moins violentes. Ca ne pourra durer qu’un temps.

Il s’agit de bien prendre en compte que l’alcool est un vrai toxique. Son utilisation légale en facilite l’accès mais ses effets sont vite très néfastes pour la santé. Le corps en témoigne catégoriquement. Tôt ou tard, et souvent au début de manière sournoise, des affections apparaissent. Assez rapidement elles peuvent devenir graves et difficilement soignables : hépatiques, circulatoires, neurologiques (sensorielles, sensitives, motrices).

Les jeunes sont de plus en plus consommateurs d’alcool.

Très longtemps l’alcoolisme flirtait avec la classe des maladies honteuses. Il était preuve d’intempérance, de dépravation. Très souvent il était très difficile d‘en faire part à son médecin : la honte était au rendez vous. La plupart du temps il l’avait deviné, diagnostiqué.

Il est beaucoup plus facile aujourd’hui de vous en entretenir avec un psychothérapeute pour auprès de lui en préciser l’histoire. Vous pourrez mettre à découvert et comprendre ce que sont des « motions pulsionnelles » : forces qui vous poussent à…  Vous mettrez à jour des raisons affectives. Il est tout à fait envisageable, via des entretiens avec son thérapeute, de rendre possible une mobilisation, une redistribution de vos investissements psychiques. Une nouvelle dynamique psychique vous permettra certainement de vous passer de cet « en plus ».

Pour un sevrage il sera quelques fois nécessaire d’en passer par « une cure de désintoxication » en ambulatoire ou en milieu clinique, hospitalier. La toxicologie a de plus fait d’énormes progrès ses 20 dernières années. Je vous conseille vivement d‘écouter ce qu’en dit  le philosophe Gilles Deleuze dans son « abécédaire ».  A comme Alcool. Très clair, édifiant réaliste.

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19 Jan 2019
La toxicomanie, une addiction
LA TOXICOMANIE, UNE ADDICTION

Addict : cela veut dire qu’une substance est ajoutée au corps. Elle le propulse dans un autre état. La drogue est entrée dans votre vie et vous n’arrivez plus à vous en passer. Les substances sont nombreuses. Devenues  « courantes » dans divers milieux ; il est de plus en plus fréquent de les rencontrer, d’y avoir recours et de ne plus savoir « comment s’en sortir ». Un psychothérapeute peut incontestablement vous y aider.

La consommation d’herbe ou de hachisch est de plus en plus banalisée. Elle produit souvent une bonne humeur, une accentuation des perceptions sensorielles. Elle est alors source d’un plaisir et pourquoi ne deviendrait-il pas habituel ? Vous en êtes arrivé à fumer au moins un « pétard » par jour. D’autres près de vous en sont à plusieurs « joints » quotidiennement.

Cette drogue peut aussi déclencher des angoisses mais ces effets sont plutôt alors en faveur d’un arrêt de sa consommation. Celle-ci sera alors souvent remplacée par l’alcool, par exemple.

Il s’agit d’une  vraie toxicomanie. Il vaudrait certainement mieux que vous puissiez en arriver un jour à  vous en passer. Mais comment trouver la vie tout aussi belle sans cette adjonction ? Vous en arrivez même à ne pas pouvoir le concevoir.

Cela devient plus grave encore lorsque cette drogue a entraîné la fréquentation de lieux où la consommation de produits plus violents est courante. Ce sera la cocaïne par exemple dont la consommation chronique finit par altérer intensément la vie psychique. Des complications psychiatriques ne sont pas rares et en particulier des décompensations de types paranoïaques. La cocaïne est fréquemment utilisée pour les performances, artistiques, professionnelles… Lorsque « la came » vient à manquer les épisodes dépressifs sont souvent extrêmement violents.

Pour la cocaïne et pour l’héroïne les cures de désintoxications sont complexes et doivent être le plus souvent accompagnées de traitements psychotropes en milieu hospitalier.

Pour toutes consommation de drogues la psychothérapie est possible mais le plus souvent complexe et doit donc être conduite par quelqu’un de compétent auprès duquel vous pourrez vous entretenir  en toute confiance. La complexité est entre autres cette difficulté que vous rencontrerez : le travail que vous pourrez mettre en œuvre n’aura pas l’immédiateté de l’effet auquel habituellement vous vous attendiez, déjà même en préparant votre joint, en préparant votre ligne, en la sniffant voire  au moment du shoot. Cette habitude, ce lien au produit n’a pas développé, loin de là, en vous de la patience.

Une autre fidélité doit être acquise, et principalement à soi-même. Elle permettra d’accéder, grâce à une psychothérapie, à des prises de conscience facilitant la restauration d’une «confiance en soi» ; la ré-acquisition  d’une certaine liberté d’action. Cette dernière pourra en arriver à un  souhaitable dénouement de l’interaction besoin-manque.  Je pense qu’il vous sera ainsi possible d’en arriver à la réhabilitation d’une certaine  «  capacité d’être seul ».  Pourrait-elle remplacer cette quasi, mais fausse identité trouvée dans le qualificatif de «toxico».

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18 Jan 2019
Autres addictions
AUTRES ADDICTIONS

Addict : cela veut dire qu’une substance est ajoutée au corps. Elle le propulse dans un autre état. La drogue est entrée dans votre vie et vous n’arrivez plus à vous en passer. Les substances sont nombreuses. Devenues  « courantes » dans divers milieux ; il est de plus en plus fréquent de les rencontrer, d’y avoir recours et de ne plus savoir « comment s’en sortir ». Un psychothérapeute peut incontestablement vous y aider.

Celles à des drogues dites dures. Celles qui provoquent de graves troubles de l’identité (LSD) ; celles aux jeux, au sexe.

le LSD ; un grand nombre de cas me semblent avoir produit des états catastrophiques. Je rencontre encore assez régulièrement des anciens consommateurs de LSD, qui si je puis dire n’en sont pas encore totalement « revenus ».

J’entends régulièrement, au cours de consultations auprès de jeunes, parler de la multiplication de drogues extrêmement couramment utilisées dans les lieux festifs. Les conséquences dont j’entends parler m’apparaissent vraiment alarmantes :

Extasie XTC ; MDMA ; Ketamine (tranquilisant pour chevaux) ; 2 CB ; Qua ludes ; 4 FMP ; PEP ; Lean (codéine et sprite).

Il y a maintenant de plus en plus d’addictions aux jeux vidéo. Beaucoup de parents m’ont fait part de leurs inquiétudes à ce sujet et nous avons pu régler ensembles les mesures à donner ou à prendre dans ce domaine.

De plus en plus aussi d’addictions au « sexe » que ce soit via les sites de rencontres ou les sites pornographiques. Ils ont des influences de tous ordres sur le monde de la vie conjugale. Ils ont profondément modifié le registre de la rencontre avec l’autre, et ce qu’on peut attendre de lui. J’en entends parler dans le cadre de toutes les prises en charge dans lesquelles je suis impliqué.

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17 Jan 2019
Traumatisme
TRAUMATISME

Vous pensez avoir été victime d’un traumatisme ; ou même en êtes-vous certain. Il y a longtemps ou tout récemment. Vous avez assisté à celui qu’a subi quelqu’un d’autre que vous sans pouvoir agir. Vous vous en voulez. Dans tous ces cas, il serait bien d’aller en parler auprès d’un professionnel. Vous pourrez ainsi trouver à l’événement une psycho dynamique moins écrasante.

En grec ancien ce terme veut dire blessure. Aussi est il courant de le rencontrer en médecine et en chirurgie. Il a été depuis longtemps importé dans la pathologie mentale : il est central à la psycho pathologie.

Il peut être lié au vécu d’un événement plus ou moins violent, dont vous avez été amené, voire forcé, à être l’auteur; dont vous avez été victime, ou auquel vous n’avez peut-être qu’assisté. Il y est question d’une «effraction traumatique», souvent  parce que véritable «fracture» dans le cours de votre vie. Vos capacités ont assurément été, d’une manière ou d’une autre, dépassées. L’impuissance dans laquelle vous vous êtes même senti, tellement vous étiez comme paralysé, a été jusqu’à produire ce qu’on appelle une «atteinte narcissique». Cette dernière est plus ou moins difficile à supporter ; quelque fois même vécue telle une «blessure» exigeant alors une prise en charge et un soin adapté.

La souffrance consécutive au traumatisme, plus ou moins prolongée, a été recouverte par Freud du terme de «névrose traumatique» et la conceptualisation qu’il en a faite, qui s’est étagée en deux temps, a véritablement partagé toute sa théorie, mais en particulier celle des pulsions, en deux périodes. On dit entre spécialistes, deux topiques.

Dans un premier temps, et c’est assez facilement ce  sur quoi d’aucuns pourraient fermement prendre appui, la souffrance est à concevoir comme effet direct, pourrait on dire, d’un traumatisme. Ce dernier étant à prendre alors  en compte comme l’irruption d’un événement qui dépasse la capacité psychique d’intégration du choc. Il y a une véritable fracture, effraction du système qui vous protège des trop intenses excitations. Freud avançait dans un premier temps, que l’événement était très souvent de nature sexuelle. Vous ne pouviez, à cet âge, articuler une compréhension suffisante à la scène à laquelle vous participiez activement ou passivement. Nous n’irons pas plus loin dans cette première conception.

On évoquera par contre que nombreux sont les cas d’une brutale irruption dans une vie d’une scène qui a confronté à ce qu’on pourrait appeler « réel de la mort ». Bien que vous sachiez comme quiconque qu’un jour vous mourrez, vous ne pouvez atteindre une réelle image de votre mort.  Et là dans la circonstance traumatique, vous vous êtes vu mort ou comme mort. Plus même le temps d’une comparaison. Scène où la mort de l’autre s’actualisant sous vos yeux vous a fait vous voir dans cette mort. En tous cas l’horreur a dépassé vos capacités d’analyse et d’absorption, d’intégration du stress.

La situation a pu être celle que Freud lui-même dénomme effroi : la brutalité, la soudaineté n’a vraiment pas laissé place à l’angoisse. Celle ci, dans d’autres cas moins destructeurs, peut avoir une fonction protectrice à l’égard de l’effraction produite par la violence de la situation.

Certaines victimes  du terrorisme, par exemple aussi d’une explosion totalement inattendue toute autant qu’impensable en des lieux habituellement fréquentés, n’ont plus en mémoire qu’un blanc : une impression massive d’avoir la tête vide. Pas la moindre place en tous cas pour quelque mot, quelque pensée qui à cet instant serait venue. Vous n’avez pas même eu le sentiment d’avoir le temps d’avoir peur parce qu’il eut fallu celui  nécessaire à ce que s’en définisse l’objet-cause, de cette peur.  Non ! Même si ça a duré  quand même un certain temps, tout ce qui a pu être pensé a été massivement depuis oublié ou frappé de déni.

C’est alors un gros travail, et pourtant plus nécessaire qu’on pourrait le penser que de mettre en action une remémoration, une réappropriation de ce qui a été vécu comme exclusivement situation de soumission.

J’ai fait parti des équipes qui dans des services d’urgence ont très tôt publié l’importance  qu’il y avait d’aider celui qui sort du coma post traumatique à se relier aux pensées qui précédaient l’accident et aux dernières images qui ont défilé pendant celui ci. Il était apparu cliniquement que ce travail s’ensuivait d’une énorme diminution des cas de syndromes dits  post traumatiques difficiles à voir s’éteindre.

La deuxième élaboration théorique de Freud dite théorie du fantasme et de l’après coup permettrait  d’évoquer que le traumatisme subi assez récemment dont vous pensez sérieusement être l’otage, n’est pas celui que vous croyez mais est surtout un événement qui a donné tout son volume à un traumatisme très ancien et refoulé qui n’a pas eu encore l’occasion de pouvoir donner lieu à sa puissance.

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16 Jan 2019
Procréation – Avoir un enfant
PROCRÉATION – AVOIR UN ENFANT

Vous en êtes à vous demander si ce désir va être enfin réalisable.  « L’horloge tourne ».

Ou alors tout commence à prouver qu’avec celui/celle que vous avez choisi comme conjoint(e) pour avoir un enfant, ça s’avère vraiment très difficile. Les nécessaires stratégies abiment votre relation. Il vous faudrait en parler : la souffrance est là.

Avoir un enfant, cela suppose pour le moins d’en avoir choisi le père. Donc d’avoir trouvé celui qui est «partant» pour en assumer la responsabilité. Qui aimerait apprendre ou continuer à apprendre le travail que c’est que de devenir père. Comment en arrivez-vous à vous décourager dans ce parcours ? Comment se fait-il que votre désir n’arrive enfin à se réaliser ? Cela peut se parler auprès d’un psychothérapeute, d’un psychanalyste.

Combien de fois ai-je entendu depuis quelques années des femmes qui, ayant pris le temps de s’affirmer dans une plus ou moins confortable autonomie, en arrivent à penser à la congélation de leurs ovocytes. Il est déjà ici question de la forme qu’a pris, « avec le temps », votre désir de faire couple.

Il vous est même venu à l’idée de vous faire inséminer dans un autre pays que la France. Vous savez de source sûre à quels soucis, à quelles répétitives démarches vous devez-vous attendre. Vous avez déjà actualisé cette démarche mais ça n’a pas abouti positivement. La répétition des fausses couches vous déprime.

Vous en êtes peut-être seulement pour le moment à vous aider des sites de rencontre.

Il n’en résulte pas pour autant du tout tout de suite, ou alors il est fort décevant. Tout du moins pour ce qu’il en est de ce projet qui commence à vous tenailler d’avoir un enfant.

Cette immédiateté n’est pas non plus connivente aux nouvelles techniques d’assistance à la procréation lorsque vous en arrivez à devoir y avoir recours. Vous avez été très bien informée par votre gynécologue du parcours et de ses éventuels épisodes. Vos amis(es) vous ont fait part du combat auquel ces démarches les a amenées.

Vous vous sentez menacé(e) par le diagnostic de stérilité. Les examens, les analyses, les prescriptions hormonales vous déstabilisent, vous amenuisent. En tous cas les opérations en sont arrivées à entamer l’intimité de votre couple, la complicité qui y existait, jusqu’à transformer les rencontres sexuelles en des actes sous ordonnances.

La stérilité est toujours vécue comme une souffrance, une amputation. Elle vous assigne à une certaine impuissance.

Avoir un enfant, lorsqu’on le désire est un droit, mais nombreux sont les cas où de multiples facteurs personnels s’opposent à la réalisation de ce désir. Les causes physiologiques ne sont pas les seules à devoir prendre en compte. Une fois ces dernières éliminées par des examens cliniques et paracliniques, sachez qu’une démarche auprès d’un psychothérapeute ou d’un psychanalyste vous aidera à interroger plus amplement les raisons qui peuvent être à la source de votre difficulté, votre incapacité à procréer : Il est souvent important de faire plus amplement connaissance avec l’histoire de son propre développement psycho sexuel, d’y décrypter certains conflits conscients et inconscients. Il en résulte  le plus souvent « un blocage » et par exemple au sein même du  processus de procréation. L’histoire de la parentalité familiale, celle de la transmission complexe du « maternel » de mères en mères, sont souvent à reprendre en compte tout de même que l’impact que peuvent avoir eu certains évènements « traumatiques », et pas seulement d’ordre sexuel.

Il n’est bien sûr pas question ici d’établir une liste exhaustive de raisons. L’identité sexuelle est strictement liée à l’histoire de chacun.

Vous pourrez, auprès d’un thérapeute, plutôt qu’isolé/e dans votre souffrance, découvrir la complexité de votre histoire. Celle des liens qui s’y sont tissés. Celle des rapports entre sexualité et filiation y sont la plupart du temps restés secrètement enfouis.

Choisir son psy

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15 Jan 2019
La timidité
LA TIMIDITÉ

Vous vous sentez la plupart du temps « jugé » et même dans des situations plutôt banales. Il vous est très difficile de prendre la parole en public ou lorsque vous avez des comptes rendus à faire dans le cadre de votre travail. Vous en arrivez à éviter ces situations. Trop souvent vous avez des comportements de fuite. Vous commencez à considérer ces vécus comme un handicap. D’ailleurs vous trouvez que vous stagnez, que vous vous isolez, que le succès est pour les autres. Il vous est même arrivé quelques fois d’avoir recours aux anxiolytiques parce que vous aviez peur. En tous cas l’inhibition vous paraît être devenue maîtresse dans la plupart de vos parcours et de vos entreprises, vos élans, vos désirs.

Vous n’en manquez pourtant pas mais quand vous tentez de les exprimer vous vous sentez aussitôt empli d’une force opposée qui met à mal l’initiative; qui vous semble de plus en plus paralysante. Votre frustration est mêlée d’un fort sentiment de culpabilité, de dépréciation, de dépression. Au désir « d’aller vers » s’oppose immédiatement, tel un « réflexe conditionné », « c’est pas la peine, je n’y arriverai pas ! ». « C’est pas pour moi ».

Quelque soit le type de psychothérapie auquel vous aurez recours, cette symptomatique  apparaîtra en lien avec l’établissement de vos idéaux parentaux: certaines réflexions de la part de parents peu adroits ont été vécues comme de véritables jugements sur vous et vos capacités : des verdicts. Vous vous trouvez impuissants à dépasser ce qu’ils vous promettent. Ce d’autant qu’ils ont été prononcés par celui, celle ou ceux en qui vous faisiez totalement confiance. Pourquoi n’auraient-ils pas raison ? Vous ne pourrez être autre que l’incapable qu’on vous  a dit  ne pouvoir qu’être.  Il se peut que  la remarque  qui vous a été adressée ait été trop empreinte de vœux  grandioses. L’enfant que vous étiez alors ne s’est  absolument pas senti en mesure de répliquer à une telle idéalisation. Elle était  le rêve que cet adulte n’avait jamais pu arriver  à réaliser pour son propre compte.  Comment donc faire mieux que lui. Il s’agirait de pouvoir dépasser ce modèle. Celui auquel vous aviez tant besoin de vous identifier. En tout cas certainement pas sans le risque d’en sortir fortement coupable.

L’enfant, l’adulte, sera confronté à cette inhibition-symptôme (terminologie freudienne) qui le protège d’un risque majeur : celui d’avoir à assumer l’angoisse. Celle toujours inhérente au dépassement, à la transgression. Au dépassement de ce qu’on a voulu faire de lui. Aussi ce qu’il aimerait maintenant obtenir de lui-même ne lui apparaît  autrement qu’une épreuve. « Mission impossible ». L’impossible se confond ici à l’interdit. Ou s’y substitue.

Cette substitution dont il est seul producteur devant l’épreuve est évidemment vécue telle une stagnation dont l’envahissement progressif n’est que la preuve que nous n’avons jamais plus peur que de nos désirs.

 

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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