L’ALCOOLISME, UNE ADDICTION

Addict : veut dire  qu’une substance est ajoutée au corps et le met activement dans un autre état que celui qui lui est naturel. Une habitude a été prise. Ça peut être la consommation d’alcool. Il est temps d’en sortir. Mais comment ne plus boire?

L’alcool est un toxique. L’alcool est très prisé pour ses effets immédiats : « tout d’un coup-boire un coup ». Les effets  de cette consommation sont graves à plus ou moins long terme. Prendre un verre, ça n’est pas tant pour son contenant que pour son contenu.
L’alcool est très couramment utilisé comme désinhibiteur: « il délie la langue ». La jovialité vient vite et peut même devenir un trait de caractère encombrant. Sur les chantiers, encore jeune vous vous êtes entendu dire :   « Bois un coup ptit, ça va te donner des forces ! » ou ailleurs : « Bois, si tu veux être un homme ! »
Pendant tout un temps il peut servir à vous « Booster », et assez vite d’antidépresseur. Il faut savoir que l’alcool a aussi des effets anxiolytiques. C’est alors assez souvent le soir, en rentrant du travail qu’il vous arrive de vous servir un verre « en douce ». Ou quand vient la nuit, quelquefois même pour vous assommer. C’est plutôt un bon somnifère. La consommation est dans bien des cas journalière : bière, vin, apéro. Il y a de quoi s’en inquiéter et mieux vaudrait que vous puissiez assez vite consulter.

L’utilisation de l’alcool peut rester festive : le samedi soir, avec les amis, « pour faire la fête » ; souvent alors en grande quantité. Souvent des alcools forts, avec pourquoi pas en plus des drogues plus ou moins violentes. Ca ne pourra durer qu’un temps.

Il s’agit de bien prendre en compte que l’alcool est un vrai toxique. Son utilisation légale en facilite l’accès mais ses effets sont vite très néfastes pour la santé. Le corps en témoigne catégoriquement. Tôt ou tard, et souvent au début de manière sournoise, des affections apparaissent. Assez rapidement elles peuvent devenir graves et difficilement soignables : hépatiques, circulatoires, neurologiques (sensorielles, sensitives, motrices).

Les jeunes sont de plus en plus consommateurs d’alcool.

Très longtemps l’alcoolisme flirtait avec la classe des maladies honteuses. Il était preuve d’intempérance, de dépravation. Très souvent il était très difficile d‘en faire part à son médecin : la honte était au rendez vous. La plupart du temps il l’avait deviné, diagnostiqué.

Il est beaucoup plus facile aujourd’hui de vous en entretenir avec un psychothérapeute pour auprès de lui en préciser l’histoire. Vous pourrez mettre à découvert et comprendre ce que sont des « motions pulsionnelles » : forces qui vous poussent à…  Vous mettrez à jour des raisons affectives. Il est tout à fait envisageable, via des entretiens avec son thérapeute, de rendre possible une mobilisation, une redistribution de vos investissements psychiques. Une nouvelle dynamique psychique vous permettra certainement de vous passer de cet « en plus ».

Pour un sevrage il sera quelques fois nécessaire d’en passer par « une cure de désintoxication » en ambulatoire ou en milieu clinique, hospitalier. La toxicologie a de plus fait d’énormes progrès ses 20 dernières années. Je vous conseille vivement d‘écouter ce qu’en dit  le philosophe Gilles Deleuze dans son « abécédaire ».  A comme Alcool. Très clair, édifiant réaliste.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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