LA CRISE CONJUGALE

Elle est souvent vécue comme une tempête. Elle peut en arriver à des actes emplis de violence. Vous savez qu’il faut que ça s’arrête. Mais comment ?

L’amour n’a duré qu’un temps. Pourtant quelquefois longtemps. Le malaise s’est installé progressivement avec les habitudes. Ca n’est plus ça. Le désir s‘est éteint. Ou brutalement,  et qui plus est avec la tromperie.

Vous aimeriez tant éviter une séparation, mais elle vous semble devenir de plus en plus probable ; douloureusement envisageable. Vous n’en n’êtes pas à l’accepter souhaitable. La rupture de contrat, quand est venue la violence, a été évoquée. Vous ne la pensez possible qu’avec la provocation d’un gros grabuge : la destruction de ce qui se vivait équilibré et régulièrement partagé; l’explosion du foyer. Le mal que cela va faire aux enfants. Votre douleur est celle centrale à toute rupture, parce qu’il y est  question de deuil. La culpabilité bat son plein. Surtout dans les situations encore plus aggravées par l’adultère. L’autre vous est redevenu comme  étranger, possible traître. « On ne parle plus la même langue » et c’est pour cela qu’il est devenu impossible de vous comprendre. Est venue la nécessaire intervention d’un intermédiaire, de ce qu’on appelle un tiers.

Le conseillé conjugal a été contacté. Ca n’a pas forcément permis d’éteindre le feu. Vous aviez consulté un sexologue mais cette démarche n’a pas non plus fait redémarrer les flammes.

Il est  enfin pensé possible d’aller consulter un « psy ». Il est fréquent qu’il soit pensé le faire encore à deux. Cela active l’espoir de  vous ressouder. Il  vous devient concevable d’aller exposer le cas dans lequel vous avez l’impression de vous enfoncer. La prise en charge alors est à même, le plus souvent, de créer l’espace qu’il faut pour se parler autrement. Pour aller vers un au delà de la culpabilité. D’articuler cette dernière avec la responsabilité.

Assez souvent  vous me semblez avoir compris qu’il vaudrait mieux pour chacun  pouvoir parler « secrètement ».  Décrire en toute liberté,  et ainsi plus clairement, votre vécu, strictement personnel, de la situation. Cela m’apparait permettre souvent à l’un et à l’autre de pouvoir aller jusqu’à formuler ce qu’il pense profondément de lui et de l’autre. De ce qu’est devenu le lien.

La plupart du temps  vous  vous êtes rendu compte que l’autre n’est plus à même de pouvoir vraiment vous comprendre, de suffisamment partager votre souffrance tant il s’affiche plus ou moins violemment préoccupé par la sienne propre.

Chacun sait en effet que le lien conjugal est avant tout une affaire singulière. Ce qu’il a d’intimité est toujours relié à une partie de son histoire. La situation actuelle critique  en révèle des points clés.

La prise en charge psychothérapique dans un climat de bienveillance permet de découvrir le plus souvent la dynamique mise en place depuis des mois voire des années conjugalement ;  de « tirer plus au clair » les stratégies conscientes et inconscientes qui se sont installées pour établir un équilibre.

Cette prise en charge  me semble permettre aussi  le soutien nécessaire à un rééquilibre pulsionnel. Celui alors plus  propice à des prises de décisions et principalement celles  adéquates à la mise en place d’un nouvel espace d’échanges. Peu à peu  avec un travail de parole digne de ce nom, le recul pris permet que chacun trouve une nouvelle et digne place.

De plus lorsque des enfants vivent  « forcément » dans ce nouvel « agencement »  vous serez souvent surpris de découvrir la souplesse dont ils peuvent faire preuve. Surtout si le travail de chacun des parents auprès d’un thérapeute, ou chacun aidé du sien, permet de repenser une nouvelle organisation, une nouvelle forme de ce qui restera alors, malgré tout, une  famille. On dit recomposée.

 

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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