L’ÉTAT DE CRISE EXISTENTIELLE

Il y a chez chacun des moments aigus d’interrogation sur la vie. Cette acuité peut devenir tenaillante lorsque les questions viennent à porter sur la sienne propre. Le sentiment d’exister est quelque fois lourd. Il est étroitement articulé à cette énigme que c’est qu’être. Souvent alors il vient d’avoir l’intense besoin de faire le point.

Il y a cet âge où viennent à coup sûr  des questions du type : qui suis-je ? Que va être ma vie ? Un âge où suffisamment de temps a  déjà passé: un bon nombre d’expériences permettent d’en savoir un peu sur ce qui a été aimé, ou dur à supporter; ce qui s’est assez souvent répété. Tout cela permet de faire un tant soit peu la part entre ce qu’il vaudrait mieux dorénavant éviter et ce qu’il faudrait privilégier.

Un temps de pause. Mais qui souvent affirme un « état critique » : une crise.  D’abord parce que s’impose un « comment au mieux continuer ». Définir d’avantage ce qui serait le plus adéquat à ce que vous  aimeriez devenir. Et le savez-vous vraiment ?  Il vous vient  d’aller à la rencontre de  quelque conseiller, pour y trouver quelque avis éclairé. Un « psy » permettrait-il une plus profonde interrogation. Vous vous sentez dans l’impasse et certainement parce que vous vous trouvez trop livré à vous-même. Il y a cette impression de tourner en rond, sans plus savoir même du tout autour de quoi. Vous vous vivez au point mort.

Je trouve que cet état est plus que courant aux alentours de la trentaine alors qu’on a déjà passé beaucoup de temps à « se parler ».

Est venu celui de « parler à ». Dans cette  dernière démarche il y a assurément possibilité de « lâcher prise » ; en tous cas l’occasion de ne plus être seul en prise avec son histoire.

Crise vient du latin Crisis : « ça va craquer, je vais craquer ». Il faut que ça change ! Crise renvoie au Krimonaï grec : c’est l’instant de décision. Toute décision prise impose le deuil de ce qui n’a pas été choisi.

Une crise peut survenir beaucoup plus tôt.  Par exemple la crise d’adolescence. Rien de futur n’est assuré. Même l’orientation sexuelle est en pleine interrogation. Là entre quoi donc choisir. N’est certainement espéré comme sûr que ce à quoi l’adolescent veut s’opposer et tout autant est convoitée la solidité de ce sur quoi il s’évertue à frapper, tout en faisant mine de n’avoir besoin d’aucun appui.

Un état de crise peut encore survenir dans les moments de rupture :

La rupture conjugale parce qu’il y est question d’un deuil. L’échec à l’examen parce qu’il vient confirmer le manque de confiance en soi et la crainte de l’avenir. Certaines circonstances durant la grossesse ; certains états post puerpéraux. La ménopause

Le passage à la retraîte.

Tous ces états nécessitent la plupart du temps une démarche qui aidé d’un professionnel permettra de « prendre la parole ». L’engager vraiment, pour se donner la chance de  se rendre compte à quelles prises de conscience elle peut mener. Il s’agit à deux, de mettre en place un « champ de travail » un  champ opératoire » sur lequel il  vous sera enfin possible de prendre la mesure de ce que c’est que dire. Mais plus encore : le travail vise à faire  en sorte qu’il  vous y soit possible de  vous rendre compte de ce que c’est que « s’entendre dire ». Les espaces de crise sont à mon avis très favorables à ce que chacun puisse particulièrement y disposer des éléments propices à de nouvelles constructions vitales.

De plus le travail du thérapeute surtout lorsqu’il a fait une analyse, permettra souvent au patient d’accéder à ce qui raisonne au plus profondément en lui.  De ce fait la crise s’avèrera alors toujours comme un temps bienvenu de remise en cause, et il ne sera pas rare qu’elle conduise à cette interrogation très étroitement articulable à cette réflexion de Nietzche (très proche de celle de Freud) : « deviens ce que tu es ! ».

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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