LA BIPOLARITÉ

Depuis un bon nombre d’années les médecins généralistes et les psychiatres utilisent de manière très fréquente la terminologie de maladie bipolaire. Ce d’autant qu’ils ont prouvé que la chimiothérapie (antidépresseurs et anxiolytiques) y est particulièrement efficace.

Je suis très régulièrement contacté par des personnes qui m’apparaissent avoir affaire à ce « diagnostic » dont ils se servent souvent comme d’une espèce d’identité, sans que des examens approfondis aient permis de fonder catégoriquement sa réalité.

J’y entends le plus souvent une demande d’aide. Il leur faut accéder à des cheminements permettant d’articuler leur « maladie bipolaire » à des raisons qu’ils décrivent très précisément si on leur en laisse le temps. Cette question du temps est souvent mise en avant : les rythmes  de la vie sont devenus quasi insoutenables. Ils mènent à des moments d’épuisement. Par périodes il  est encore possible de faire  assez bonne figure. Mais même s’il est possible de tromper son interlocuteur, ses proches, il est évident que  cela ne va  pas sans faire semblant ; sans consommer, et arriver  grâce à des médicaments, des drogues à prouver que tout peut continuer au même rythme. Bref rien ne va plus, même si par périodes de plus en plus courtes ce n’est pas complètement « la déprime ».

Il est à noter que la survenue de cette maladie est connivente à un changement sociétal particulièrement radical, à des rythmes de vie « dénaturalisés », centrés par du « presse- bouton » et du « tout, tout de suite ». L’addiction  est de tous ordres et de plus en plus effrénée. Celle à nos machines, devenues comme des prolongations prothétiques de corps de plus en plus robotisés, par exemple.

Beaucoup  m’avouent ne plus arriver à trouver un vrai repos.  Des séances de relaxation, de sophrologie sont de plus en plus fréquemment prescrites par les médecins généralistes.  J’en connais les techniques pour les  pratiquer depuis  longtemps. Je pense cependant qu’elles ne peuvent pas remplacer l’action plus positive d’une « prise de parole »  enfin bienvenue.  Par l’engagement réel qu’est le fait de parler à un thérapeute  le style de vie  de tout patient est adéquatement remis en cause. Un remodelage des affects, et des investissements peut tout à fait avoir lieu, avec un temps retrouvé.  Combien avouent même la nécessité d’un « évidement », depuis longtemps espéré. Il n’est pas étonnant que la méditation soit de plus en plus prescrite par certains psychiatres.

 

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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