LA TIMIDITÉ

Vous vous sentez la plupart du temps « jugé » et même dans des situations plutôt banales. Il vous est très difficile de prendre la parole en public ou lorsque vous avez des comptes rendus à faire dans le cadre de votre travail. Vous en arrivez à éviter ces situations. Trop souvent vous avez des comportements de fuite. Vous commencez à considérer ces vécus comme un handicap. D’ailleurs vous trouvez que vous stagnez, que vous vous isolez, que le succès est pour les autres. Il vous est même arrivé quelques fois d’avoir recours aux anxiolytiques parce que vous aviez peur. En tous cas l’inhibition vous paraît être devenue maîtresse dans la plupart de vos parcours et de vos entreprises, vos élans, vos désirs.

Vous n’en manquez pourtant pas mais quand vous tentez de les exprimer vous vous sentez aussitôt empli d’une force opposée qui met à mal l’initiative; qui vous semble de plus en plus paralysante. Votre frustration est mêlée d’un fort sentiment de culpabilité, de dépréciation, de dépression. Au désir « d’aller vers » s’oppose immédiatement, tel un « réflexe conditionné », « c’est pas la peine, je n’y arriverai pas ! ». « C’est pas pour moi ».

Quelque soit le type de psychothérapie auquel vous aurez recours, cette symptomatique  apparaîtra en lien avec l’établissement de vos idéaux parentaux: certaines réflexions de la part de parents peu adroits ont été vécues comme de véritables jugements sur vous et vos capacités : des verdicts. Vous vous trouvez impuissants à dépasser ce qu’ils vous promettent. Ce d’autant qu’ils ont été prononcés par celui, celle ou ceux en qui vous faisiez totalement confiance. Pourquoi n’auraient-ils pas raison ? Vous ne pourrez être autre que l’incapable qu’on vous  a dit  ne pouvoir qu’être.  Il se peut que  la remarque  qui vous a été adressée ait été trop empreinte de vœux  grandioses. L’enfant que vous étiez alors ne s’est  absolument pas senti en mesure de répliquer à une telle idéalisation. Elle était  le rêve que cet adulte n’avait jamais pu arriver  à réaliser pour son propre compte.  Comment donc faire mieux que lui. Il s’agirait de pouvoir dépasser ce modèle. Celui auquel vous aviez tant besoin de vous identifier. En tout cas certainement pas sans le risque d’en sortir fortement coupable.

L’enfant, l’adulte, sera confronté à cette inhibition-symptôme (terminologie freudienne) qui le protège d’un risque majeur : celui d’avoir à assumer l’angoisse. Celle toujours inhérente au dépassement, à la transgression. Au dépassement de ce qu’on a voulu faire de lui. Aussi ce qu’il aimerait maintenant obtenir de lui-même ne lui apparaît  autrement qu’une épreuve. « Mission impossible ». L’impossible se confond ici à l’interdit. Ou s’y substitue.

Cette substitution dont il est seul producteur devant l’épreuve est évidemment vécue telle une stagnation dont l’envahissement progressif n’est que la preuve que nous n’avons jamais plus peur que de nos désirs.

 

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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