LE HARCÈLEMENT

Les cas de harcèlement sont de plus en plus fréquents. Ils peuvent avoir déjà atteint votre intimité, en tous cas votre tranquillité. Ils rendent la vie impossible. Vous ne savez plus comment y échapper.

Dans le cadre du travail ils peuvent se mettre en place progressivement, assez souvent brutalement. Un collègue qui «vous prend en grippe». Un supérieur nouvellement arrivé qui ne vous trouve pas suffisamment efficace. Il désire mettre en place de nouvelles règles de travail. Elles mettent  à mal vos habitudes. Vous sentez la menace d’un licenciement. On vous a fait comprendre que vous êtes trop inefficace, incompétent. Vous pensez devoir démissionner. Cela vous apparaît la seule solution possible. Mais elle vous fait énormément culpabiliser.

Pour l’instant rien n’assure qu’il sera possible de faire face encore longtemps. Chaque matin vous rendre au travail devient un calvaire, en tous cas une épreuve de force qui amenuise les capacités qu’il faut pour répondre aux tâches à accomplir. La collaboration n’apparaît plus valoir le coup d’être vécue. La fatigue progresse et ressemble vite à un épuisement. La dépression est là.

Le travail tient beaucoup de place dans la durée d’une journée et l’inquiétude progressant, les nuits vous permettent de  moins en moins de trouver le repos. Il faut en finir d’une façon ou d’une autre : les «idées noires» arrivent assez vite.

Il apparaît urgent d’en faire part. Presque « porter plainte ». Aller pour le moins en faire part à quelqu’un qui, lui, pourrait permettre de parer à ce qui devient de plus en plus insupportable. Un spécialiste qui vous aiderait à trouver une solution acceptable parce que la situation le devient de moins en moins.

J’ai reçu beaucoup de personnes dans un état de victimisation. La culpabilisation  est toujours aggravante : se vivre victime parce que dans l’impossibilité de réagir ; se percevoir immobilisé, paralysé, impuissant. En effet vous vous sentez écrasé par l’autorité qu’a pris dans la situation celui ou celle qui se veut être le maître du jeu. Il est pourtant souvent beaucoup plus fragile que vous ne  pouvez le penser. Vous ne trouvez aucune ouverture sur son système ; vous ne pensez qu’à une porte de sortie.

Un travail psychothérapique permet de trouver l’appui qu’il faut  d’abord pour  prendre du recul. L’interrogation analytique permet de réaliser  que le plus obstiné n’est pas toujours celui qu’on pourrait croire.  Quoiqu’il en soit la situation « persécutant-persécuté » n’est jamais sans liens complexes avec l’ « estime de soi » ; cette dernière  peut être brutalement déséquilibrée par un partenaire dont vous ne pouvez soutenir l’attitude. La situation vous met douloureusement à mal.  Il est très utile de pouvoir trouver l’aide d’un thérapeute qui vous permettra de vous  interroger suffisamment profondément sur vos « liens de dépendance », l’histoire de leurs souterraines installations. Viendra la possibilité de reprendre en main la nature de vos échanges ainsi que l’analyse de la complexité de leurs équilibres.
Ce qu’on appelle « une décompensation » peut facilement survenir  et vous vous vivez comme désarmé alors qu’un travail psychothérapique vous permettra de retrouver des forces autres que l’agressivité que vous sentez souvent progresser en vous mais que vous savez inopérante.

 

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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