PHOBIES

Un trouble psychique fréquent. Vous pouvez vous en libérer. La psychothérapie peut incontestablement vous y aider. Elle vous conduira à une utile compréhension du mécanisme sous-jacent à ce symptôme.

Dérivé du grec ancien Phobos, ce mot veut dire crainte, peur, effroi.

Il est souvent étonnant d‘avoir peur devant un objet pourtant pas si effrayant que ça. De paniquer dans des lieux très fréquentés. Dans chaque cas on est étonné du grand décalage qui existe entre la nature de ce qu’on appellera « l’objet phobique » et l’émotion, l’affolement qu’il déclenche. Assez souvent une phobie est plutôt bien intégrée à sa vie. Des stratégies d’évitement ont été mises en place. Par contre, la gène occasionnée est peu à peu vécue comme un handicap dans les cas de phobies liées à des situations : grands espaces, grands magasins par exemple, ou au contraire tout petits, cinémas, ascenseurs. Mais encore tout simplement dehors, la rue, « l’open-space ». C’est à dire des lieux  plutôt « obligés ». Vous ne pouvez donc les éviter. Mais dans chacune de ces circonstances vous vous sentez de plus en plus paralysé. Il y a même la peur d’avoir peur. Il y a encore cette peur de ne pas pouvoir vous empêcher de commettre un geste irréparable. C’est ici le domaine de ce qu’on recouvre du terme « phobie d’impulsion ».

L’objet phobique, l’objet angoissant, votre inconscient l’a élu comme un paravent, un écran vous protégeant ainsi d’une autre angoisse et qui, si vous y aviez directement affaire, serait absolument intolérable. Cette angoisse ayant été concentrée sur cet « objet » phobique, éviter  ce dernier est absolument libérateur  contrairement à ce qu’on pourrait croire. La rencontre avec cet objet libère en fait l’espace psychique de la véritable angoisse en cause. Alors, pourriez vous penser : se débarrasser de cette phobie confronterait à plus insupportable ? Oui mais tout dépend de la thérapeutique qui vous a conduit à pouvoir vous en passer.

D’autre part, il est possible qu’un seul objet ne suffise pas. Une « invasion » peut assez souvent se produire : l’élection d’un ou plusieurs autres objets est fréquente. Le mécanisme phobique peut en arriver à devenir trop encombrant. Il se peut même que l’élection d’un ou de plusieurs objets phobiques ne suffise plus à mettre assez de distance avec l’angoisse dont il est vraiment question.

L’objet phobique est donc un leurre. Sa fonction peut se déplacer sur d’autres objets. Il peut disparaître mais  en général il revient, parfois sous une autre forme.

Il  est possible d’en comprendre le sens ; de décrypter son abécédaire; saisir sa manière  d’exprimer les conflits et fantasmes inconscients qui lui sont toujours sous-jacents.

Il est impossible d’y arriver seul. Un thérapeute peut éclairer les chemins que vous devrez emprunter pour entendre de quoi, de qui, cet objet vous parle vraiment.  Pour décomposer les jeux de mots qui de lui sont fondateurs. Mais ils sont aussi complexes que certains rébus. Accompagné par un professionnel, il  vous sera possible de les aborder, en les explicitant dans leur langue. Plus que vous ne le pensiez consciemment cette langue est d’ailleurs la vôtre.  Ce travail psychothérapique vous apprendra que jusque-là vous n’aviez pas vraiment fait connaissance avec elle. Il vous conduira à dénicher des scénarios, enfouis dans les profondeurs de votre histoire, qui vous parleront  plus clairement. Il faudra du temps.

Ne restez pas seuls avec une ou des phobies. A moins, ce qui est assez souvent le cas, qu’elles vous fassent surtout rire et que vous ne les trouviez pas envahissantes. Mais sachez que, même si elles ont tendance à ne pas facilement céder, les maux qui les caractérisent sont lisibles, et beaucoup plus qu’on ne pourrait le penser. Présentant le plus souvent un recto très énigmatique, décider d’aller « gratter » au verso sera toujours très intéressant. Même assez passionnant. Cela vous permettra de découvrir à quel point nous sommes toujours très loin d’être celui que nous pensons.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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