PROCRÉATION – AVOIR UN ENFANT

Vous en êtes à vous demander si ce désir va être enfin réalisable.  « L’horloge tourne ».

Ou alors tout commence à prouver qu’avec celui/celle que vous avez choisi comme conjoint(e) pour avoir un enfant, ça s’avère vraiment très difficile. Les nécessaires stratégies abiment votre relation. Il vous faudrait en parler : la souffrance est là.

Avoir un enfant, cela suppose pour le moins d’en avoir choisi le père. Donc d’avoir trouvé celui qui est «partant» pour en assumer la responsabilité. Qui aimerait apprendre ou continuer à apprendre le travail que c’est que de devenir père. Comment en arrivez-vous à vous décourager dans ce parcours ? Comment se fait-il que votre désir n’arrive enfin à se réaliser ? Cela peut se parler auprès d’un psychothérapeute, d’un psychanalyste.

Combien de fois ai-je entendu depuis quelques années des femmes qui, ayant pris le temps de s’affirmer dans une plus ou moins confortable autonomie, en arrivent à penser à la congélation de leurs ovocytes. Il est déjà ici question de la forme qu’a pris, « avec le temps », votre désir de faire couple.

Il vous est même venu à l’idée de vous faire inséminer dans un autre pays que la France. Vous savez de source sûre à quels soucis, à quelles répétitives démarches vous devez-vous attendre. Vous avez déjà actualisé cette démarche mais ça n’a pas abouti positivement. La répétition des fausses couches vous déprime.

Vous en êtes peut-être seulement pour le moment à vous aider des sites de rencontre.

Il n’en résulte pas pour autant du tout tout de suite, ou alors il est fort décevant. Tout du moins pour ce qu’il en est de ce projet qui commence à vous tenailler d’avoir un enfant.

Cette immédiateté n’est pas non plus connivente aux nouvelles techniques d’assistance à la procréation lorsque vous en arrivez à devoir y avoir recours. Vous avez été très bien informée par votre gynécologue du parcours et de ses éventuels épisodes. Vos amis(es) vous ont fait part du combat auquel ces démarches les a amenées.

Vous vous sentez menacé(e) par le diagnostic de stérilité. Les examens, les analyses, les prescriptions hormonales vous déstabilisent, vous amenuisent. En tous cas les opérations en sont arrivées à entamer l’intimité de votre couple, la complicité qui y existait, jusqu’à transformer les rencontres sexuelles en des actes sous ordonnances.

La stérilité est toujours vécue comme une souffrance, une amputation. Elle vous assigne à une certaine impuissance.

Avoir un enfant, lorsqu’on le désire est un droit, mais nombreux sont les cas où de multiples facteurs personnels s’opposent à la réalisation de ce désir. Les causes physiologiques ne sont pas les seules à devoir prendre en compte. Une fois ces dernières éliminées par des examens cliniques et paracliniques, sachez qu’une démarche auprès d’un psychothérapeute ou d’un psychanalyste vous aidera à interroger plus amplement les raisons qui peuvent être à la source de votre difficulté, votre incapacité à procréer : Il est souvent important de faire plus amplement connaissance avec l’histoire de son propre développement psycho sexuel, d’y décrypter certains conflits conscients et inconscients. Il en résulte  le plus souvent « un blocage » et par exemple au sein même du  processus de procréation. L’histoire de la parentalité familiale, celle de la transmission complexe du « maternel » de mères en mères, sont souvent à reprendre en compte tout de même que l’impact que peuvent avoir eu certains évènements « traumatiques », et pas seulement d’ordre sexuel.

Il n’est bien sûr pas question ici d’établir une liste exhaustive de raisons. L’identité sexuelle est strictement liée à l’histoire de chacun.

Vous pourrez, auprès d’un thérapeute, plutôt qu’isolé/e dans votre souffrance, découvrir la complexité de votre histoire. Celle des liens qui s’y sont tissés. Celle des rapports entre sexualité et filiation y sont la plupart du temps restés secrètement enfouis.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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