L’ANGOISSE, L’ANXIÉTÉ, LES ÉMOTIONS

Vous vivez dans l’angoisse. Vous n’en n’êtes qu’à vous trouver trop anxieux. Dans un cas comme dans l’autre il vous serait certainement très utile d’en découvrir singulièrement les fondements. La psychothérapie et la psychanalyse peuvent vous aider à cela.

L’angoisse est un affect. Une sensation interne qui peut aller jusqu’à l’oppression. Lorsqu’elle est là,  il est impossible de dire de quoi on est démuni ni de définir devant quel danger il va y avoir à se défendre. Ainsi on peut la différencier de la peur. Dans le cas de cette dernière, un objet est déterminé, même s’il n’est pas encore repérable ou maitrisable. Dans l’angoisse on a crainte affaire à quelque chose de « l’intérieur de soi ». Mais vous ne pouvez pas pour autant dire quoi. Beaucoup plus que dans le cas de l’anxiété, l’angoisse s’accompagne couramment de manifestations qui peuvent donner l’impression d’une invasion de tout le corps. Des trouble somatiques ou neuro végétatifs en sont très souvent l’expression majeure. Mais vous avez surtout affaire à « quelque chose d’indéfinissable. Freud dans le début de sa théorisation de l’angoisse en parle comme d’un signal de danger. Imminence d’une perte, mais de qui, de quoi ?  Crainte du surgissement de quelque chose d’attendu ou d’inattendu. Il y est question pour le moins dans un cas comme dans l’autre de l’existence d’un objet voilé. Il est  donc indéterminable. Dont en tous cas il apparaît même impossible de certifier s’il se tient en dedans ou en dehors de soi.

Aussi les phénoménologues et les philosophes existentialistes ont fait de l’angoisse une thématique centrale de leurs recherches : « l’être et le néant », relation de l’être et du sujet : l’être du sujet. Particulière problématique que celle de la coupure entre soi et autre que soi  ou autre de soi. Lacan nous a conduit à repenser avec l’angoisse cette vacillation dans laquelle se vit l’humain dans son rapport à l’Autre, avec un grand A, ce dernier vous définissant irrémédiablement  et souvent douloureusement comme sujet désirant.

« Cet obscur objet du désir » pour reprendre le titre d’un film de Luis Bunuel. Cet objet, ce qui  est le plus inquiétant, on ne pourrait dire si c’est qu’il puisse manquer ou venir à manquer ? Ou, est-ce plutôt qu’il puisse se confirmer  comme là et même peut-être en permanence,  mais sous des formes non immédiatement repérables, comme dans l’obscurité ? L’obscurité du fond de  soi.

Une espèce de simple inquiétude pourrait-elle témoigner que sa présence pourrait tout à coup vous faire plus effroi que vraiment bonheur ou simple satisfaction ?

Il n’y a pas à l’angoisse  que des causes superficielles, mais elles sont la plupart du temps  attribuables aux conditions complexes de ce qu’on appelle « sa vie ». Elles sont donc très nombreuses et ne semblent pas diminuer avec l’escalade des progrès techniques et la rapidité croissante des rythmes de l’existence. Elles sont, chacun le sait, et le dit, propices à des troubles de l’attention, des violences  vécues comme latentes, difficiles à contenir, qu’on s’impose souvent encore plus à soi que les autres nous les font subir.

Des expressions telles que « se recentrer », « rester zen » sont assez parlantes. L’inquiétude de l’avenir, l’incertitude absolue chez les jeunes jusqu’à leur désarroi.

Les causes profondes de l’angoisse dépassent cette incapacité dans laquelle se vit l’être humain de vraiment  et heureusement s’adapter aux circonstances et propriétés de notre vingt et unième siècle. Avec tout ce que nous offre son numérique qui, rappelons-le, ne connaît pas le temps.

Plus personne ne semble encore « avoir le temps ».

Cette réalité de notre temps, on peut la recouvrir du terme oppression. Rattachons y celui d’émotion. Précisons que le é  de émotion met en avant une force qui émane d’un dehors, d’un milieu, d’un extérieur. Il y a une grande proximité étymologique entre émotion et esmagar qui, lui, veut dire écraser.

Comme raison profonde à l’angoisse, beaucoup plus radicale encore, est cette impression d’être agi par une force que  vous ignorez mais qui vous certifie de jour en jour d’un exil. Platon nous en souligne le caractère menaçant et  comme préventivement, nous prescrit son : « connais-toi toi-même ! ». Une formulation moderne et qui court les rues n’est elle pas : « Faire un travail sur soi-même… »

Angoisse de perte d’objet, angoisse de castration, angoisse de mort, autant de chapitres.

Aucune ne résiste vraiment à nos pharmacies. Tout dépend des doses; mais attention aux accoutumances. Incontestablement une autre « affaire » est d’entreprendre un travail accompagné par un professionnel, qui vous confrontera à vos contradictions conscientes ; celles inconscientes sont appelées conflits. Elles se sont installées fermement. Les solutions s’appellent en psychanalyse symptômes. Tout autrement donc qu’en médecine. Ils sont les témoins du désaccord avec notre nature profonde, et dans lequel plus ou moins facilement nous vivons. Cela  souvent depuis  longtemps. La psychothérapie, la psychanalyse, chacune à sa mesure, ont au moins comme visée un certain rendez vous avec l’abécédaire de nos profondeurs.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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