TOCS : TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS

J’ai des tocs. J’entends cette expression très souvent dès la prise de contact. Il vaut mieux en comprendre le sens, la fonction, c’est à dire leur rôle dans une certaine lutte contre l’angoisse. Ils se mettent en place souvent très tôt. Il est possible de s’en débarrasser.

Vous vous sentez  obligé de mettre  en place tout au long d’une journée des comportements qui ressemblent à des rituels. Cela devient tôt ou tard un calvaire. Il y a d’ailleurs de quoi se vivre soumis. Le processus vous apparaît de plus en plus incontrôlable.  Par moments, vous avez l’impression d’être devenu un véritable automate.

Trouble : premier terme de TOC convient. Car vous vous percevez de plus en plus troublé.  Trouble veut bien dire aussi que ces mécanismes sont pour vous, qui en êtes l’otage, peu transparents. La densité qu’ils ont pris rend l’obligation, à laquelle les tocs vous assignent, peu compréhensible.  Vous êtes poussé à des vérifications incessantes que vous avez comprises d’abord comme animées de simple prudence. Mais cela fait un bon moment que ce raisonnement ne tient plus. Pourquoi en effet devoir aller re-vérifier quatre fois de suite que vous avez bien fermé la lumière de votre salle de bain.  Ces « manies », prennent au fur et à mesure tant de place dans le cours de vos journées, que votre vie semble perdre toute fluidité.

Obsessionnel : un Obsessionnel est au sens le plus commun quelqu’un qui à des « manies ». Son goût pour «  l’ordre » est bien connu. Le névrosé obsessionnel, par les  espèces d’ordonnances qu’il se prescrit  sans arrêt, en arrive à  règlementer, lui aussi, sa vie de manière plus ou moins envahissante. En tous cas, avec vos tocs « votre vie n’est plus une vie ».

Cette espèce de « mise aux pas » obligée  est  ce qu’en psycho pathologie on recouvre de l’expression clinique : compulsion de répétition.

Compulsif : on l’entend immédiatement renvoi à Pulsion. Cette force à laquelle on a l’impression de ne pas pouvoir résister. Le surgissement de la nécessité d’aller re-vérifier, vous ne pouvez l’empêcher. C’est plus fort que vous. Et la répétition devient harassante tant cent fois  il est nécessaire de se remettre dans la réalisation de la même action. Ces gestes  « calculés » font quelques fois l’effet de « grandes manœuvres ». Leur but est en effet de mettre répétitivement en œuvre, donc intensément, un « ratissage rigoureux » du temps et de l’espace : jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place, parce-qu’il faut combler le vide. Donc vous étouffez d’angoisses.

Justement, ce qui ressemble là à un fatiguant travail, peut être compris comme un traitement « comportementaliste » de l’angoisse. Le vide n’a, tant l’action prend de place, plus droit de cité. La journée est remplie, mais surtout saturée. Peu à peu votre vie vous  apparaît se réduire à une mécanique. Elle est devenue rétrécie, minutée.

Ces mécanismes se mettent en place souvent dans l’enfance ou dès l’adolescence. Alors vous aviez à faire face à la vie. Or il n’y a pas la vie sans l’angoisse.

Une prise en charge psychothérapique sera bienvenue ; quelquefois elle n’est rendue possible que tardivement malgré l’incontestable souffrance associée à ces manifestations assez impitoyables. Tout dans votre vie vous apparaît de plus en plus calculé. A ces comportements  s’ajoute la honte.

Il est important de pouvoir être accompagné dans une compréhension possible de la mise en place des « calculs mentaux » qui  dirigent la phénoménologie des TOC.  Ils ont incontestablement leurs raisons d’être. Leur établissement est la preuve que notre psyché est animée d’une économie politique, apparemment seulement peu contestable. La psychothérapie et surtout comme on dit « d’inspiration psychanalytique » permet une approche respectueuse, mais suffisamment incisive pour que puissent être modifiés ces mots d’ordre que sont « les raisons »  de toutes ces manifestations. Telles des barricades elles ont été les premières manières trouvées pour faire opposition a cet affect difficilement supportable qu’est l’angoisse.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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